Le patrimoine forestier belge wallon et hesbignon

Il fut une époque où notre pays était couvert de forêts. L’homme y vivait , se nourrissant du fruit de la chasse ou de la cueillette. Un jour, il constata que l’agriculture et l’élevage étaient moins hypothétiques que la chasse et la cueillette. Afin d’obtenir les terrains nécessaires à leurs cultures, les hommes n’hésitèrent pas à défricher ou à brûler de vastes espaces forestiers. Ils s’approprièrent la terre pour la travailler et il en résulta un paysage agricole, découpé en de plus ou moins grandes surfaces cultivées.

 

En Belgique, cette fièvre de déboisement dura jusqu’aux trois quarts du XIXème siècle. Dans certaines régions, la crise qui frappa l’agriculture en cette fin de XIXème siècle conduisit à un abandon partiel des terres agricoles. Bien que le bois fût encore utilisé pour l’industrie, au début du XXème siècle, on constata dans notre pays une stabilisation des zones forestières.

 

Le dernier recensement, fait en 1970, donne une surface de 616918 ha de forêts en Belgique. La forêt est irrégulièrement répartie suivant les provinces. Le taux de boisement atteint près de 50% dans la province de Luxembourg et tombe à 2,5% en Flandre occidentale.

 

En Wallonie, les forêts occupent 30% du territoire mais le taux de boisement est très variable. Des 500000 ha de la forêt wallonne, 313000 ha sont en Ardenne, 62000 ha en Condroz, 55000 ha en Famenne et 31000 ha en région jurassique. Les 39000 autres ha sont éparpillés dans les plaines de Hesbaye, du Tournaisis, du pays de Herve, les vallons de Thudinies et du Brabant wallon.

 

Il est clair que, depuis des siècles, la Hesbaye a une vocation agricole. Comme le montre Maurice Joachim dans Les Cahiers Waremmiens n°10, " Les éléments essentiels du sous-sol et du sol hesbignon sont ainsi en place dès l’ère quaternaire. Cependant, la Hesbaye n’a pas encore l’aspect que nous luis connaissons. Cette haute plaine n’a pas tardé, en effet, à être envahie par une abondante végétation arborescente dont la forêt de Soignes fournit aujourd’hui une image assez fidèle. Dans les vastes clairières de cette forêt hesbignonne préhistorique, un sol puissant, riche de possibilités, attend l’homme, attend " son " homme…

 

Un des grands hasards de l’histoire allait fournir à notre terre hesbignonne des habitants ainsi capables d’en actualiser les possibilités. Des peuplades issues du fond de l’Europe orientale traversant la Pologne actuelle, l’Allemagne, percent à travers l’Eifel et, sautant finalement le Geer non loin de Maastricht, s’installent dans les clairières hesbignonnes aux environs de l’an 5000 avant Jésus-Christ…

 

Pacifiques cultivateurs, ces peuples rendront célèbres dans le monde entier le nom de l’un de nos villages, celui d’Omal,…

 

Les faibles ondulations du plateau hesbignon sont dues aux vallées sèches où l’écoulement se faisait à l’époque glaciaire lorsque l’eau de fonte des neiges ruisselait sur le sous-sol gelé et était la cause d’une forte érosion. Une autre caractéristique sont les chemins creux, à 1 ou 2 mètres plus bas que le niveau des champs, bordés de part et d’autre par un talus raide. La terre y est très fertile d’où l’importance de l’agriculture. Le Hesbaye n’a-t-elle pas été surnommée " le grenier de la Belgique " ? Les prairies se rencontrent près des villages et dans les rares vallées.

 

Le fait le plus marquant de cette région est l’ouverture du paysage : d’un village à l’autre, les champs s’étendent sans une seule clôture. Ni arbres, ni haies n’interrompent la vue. Il n’y a pas de maisons entre les champs : elles sont rassemblées dans le noyau villageois. Celui-ci est entouré d’une zone verte de vieux vergers et de prairies.

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