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Frelon asiatique

Espèce invasive originaire d’Asie, arrivé accidentellement en France en 2004 puis en Belgique en 2016, il progresse rapidement en Wallonie.

L’identifier :

  • Son nom est Vespa Velutina ou frelon à « pattes jaunes ».
  • Plus petit que le frelon européen (vespa crabo) et plus gros qu’une guêpe
    thorax noir
  • Pattes bicolores noires à l’extrémité jaune
  • Une large bande jaune-orange à l'extrémité du corps

Son cycle de vie et son nid :

Comme les guêpes et les autres frelons, son cycle est annuel. Une femelle fondatrice passe l’hiver seule et se réveille au printemps.

  1. Nid primaire : construit par une fondatrice (mars-mai). En général, ce premier nid est petit, situé à l’abri et relativement bas en hauteur (garage, auvent, haie, abri de jardin, nichoir à oiseau  etc).
  2. Nid secondaire : ce second nid est beaucoup plus gros et situé le plus souvent dans un espace dégagé en hauteur : dans les arbres (entre 10-30m) mais aussi sur des façades de bâtiments. Mais attention, cela peut être le nid primaire qui est agrandi s’il y a la place. Ce qui veut dire que l’on peut trouver de très gros nids proches du sol !
  • Forme sphérique
  • Grande taille (peut atteindre 80 cm de diamètre)
  • Petite ouverture latérale située à mi-hauteur
  • Souvent construit dans un arbre à plus de 10 mètres de haut.
     

Pourquoi pose t-il problème ?

C’est une espèce invasive. Il s’attaque à de nombreux insectes qu’il consomme en grande quantité (mouches, guêpes, papillons, bourdons, abeilles sauvages et domestiques) et n’a pas de prédateur.

Véritable fléau pour les apiculteurs, il peut fortement affaiblir des colonies d’abeilles domestiques, voire décimer des ruchers.

Pour l’humain, il est généralement pacifique lorsqu’il est seul. Il s’adapte très bien en ville. Sa piqûre est plus douloureuse car le dard est plus long et la quantité de venin injectée plus importante. (En cas de piqûre, Centre Antipoisons : 070/245.245)

Le danger est d’approcher le nid ! Le frelon le défend de façon très agressive et collective. En plus des nombreuses piqûres, il peut projeter une sorte de venin acide vers les yeux.

Qui  peut-être exposé à une attaque ?

Toute personne s’approchant d’un nid. Mais aussi jardinier, élagueur, …

Où le trouver, où l’observer ?

Là où il va se nourrir : le frelon est carnivore opportuniste. Il a besoin de protéines : on le retrouvera près de grandes quantités d’insectes (ruches, hôtels à insectes,..), cadavres d’animaux, poubelles, composts, étals de marchés et de poissons,…  Il a aussi besoin de sucres, on peut le voir butiner sur le lierre/symphorine/saule, mais aussi sur des fruits pourris tombés au sol, devant un marchand de glaces,…
Là où il va trouver des éléments utiles : fibres de bois pour son nid (tas de bois, mobilier de jardin,…) ainsi que de l’eau. Les besoins en eau sont importants pour l’élevage. Le nid sera souvent à proximité d’un point d’eau : étang, rivière, zone humide, …

Où le signaler ?

Vous pouvez agir en tant que citoyen. Il est important de le signaler afin d’enregistrer sa présence et, par la suite, trouver le nid pour l’empêcher de progresser. Le mieux est de faire une photo du frelon ou du nid. Mais ne vous approchez pas de ce dernier !

Vous pouvez encoder vos observations ici

Quels moyens de lutte ?

  • Informer les citoyens à reconnaître et signaler le frelon asiatique
  • Informer les apiculteurs et participer à trouver les nids
  • Neutraliser les nids. Cette opération très dangereuse doit être effectuée par une personne formée, qualifiée et correctement équipée. Un périmètre de sécurité doit être installé lors de l’opération.
     

Plus en savoir plus :

http://biodiversite.wallonie.be/fr/le-frelon-asiatique.html?IDC=5999

http://frelonasiatique.mnhn.fr/identification

http://observatoire.biodiversite.wallonie.be/enquetes/frelon/

La lutte d’été et d’automne contre le frelon asiatique, vespa velutina

Depuis 2023, le frelon « vespa velutina » est installé dans nos campagnes. Il s’agit d’une espèce invasive qui s’attaque à de nombreux insectes car il est opportuniste : mouches, guêpes, papillons, bourdons, abeilles sauvages et domestiques ! Les abeilles sont en grand danger et les apiculteurs sont démunis face à ce redoutable prédateur.

Nous voici en été, même si le printemps très pluvieux a retardé le développement des nids de frelons, ils sont bien présents et vont commencer à se manifester.

Le cycle en été :

La reine ayant pondu les premières ouvrières, ces dernières prennent le relais. Le nid primaire va alors rapidement augmenter de taille. Si la place manque, les ouvrières vont chercher un autre emplacement et construire le nid « secondaire ». Ce nid secondaire sera généralement situé en hauteur dans un espace dégagé, souvent entre 10 et 30 mètres, à proximité du nid primaire. Ce peut être un arbre, une façade de bâtiment, etc.

Mais attention, pas toujours ! Car si le nid primaire dispose d’assez de place pour se développer, comme dans une haie ou un roncier, il restera à cet endroit, à hauteur d’homme !

Le nid secondaire :

  • De forme sphérique
  • Avec une petite ouverture sur le côté
  • Va devenir rapidement très gros, jusque 80 cm de diamètre

Pourquoi pose-t-il problème ?

Dès le milieu de l’été, les abeilles se préparent à l’hiver, leur population diminue rapidement. Le frelon, grand prédateur, voit sa population augmenter de façon exponentielle. En s’attaquant massivement aux ruches, ces dernières sont rapidement décimées si aucune action n’est prise. Les apiculteurs ont besoin de vous !

La présence de nids secondaires à proximité des habitations et à hauteur d’homme présente un danger : en cas de chute du nid, de passage du taille-haie, débroussailleuse,… Pour votre sécurité, observer votre haie et secouer doucement le sommet avec un manche avant d’intervenir.

Le danger est d’approcher trop près du nid. Les frelons le défendent de façon très agressive et collective. En plus des nombreuses piqûres, il peut projeter une sorte de venin acide vers les yeux.

On ignore encore son impact réel sur le secteur fruitier. En France, de nombreuses cultures de pommes, poires et vignes sont attaquées entrainant des pertes.

La lutte en été et automne ?

Il est illusoire de trouver tous les nids. Seulement 30 à 40% sont découverts avant la chute des feuilles. Il est important d’agir au plus vite sur les nids qui posent problème pour les ruchers ou pour les humains.

Agir vite, car dès la fin de l’été, le nid de frelons va produire les mâles et les futures reines de l’année suivante. Ces nids doivent être neutralisés avant le départ des reproducteurs.

Si vous observez des pots avec une mèche, laissez-les bien en place. Il s’agit d’un apiculteur qui est à la recherche du nid par la méthode de triangulation. C’est sans danger pour les insectes. Vous pouvez l’aider si vous le souhaitez.

Où l’observer en été ?

  • Lever les yeux et observer entre les feuilles des arbres à la recherche des nids
  • Observer les vols d’insectes, il est gros et effectue des vols plutôt en ligne droite au dessus de nos têtes
  • Là où il recherche du sucre : il butine le lierre, la symphorine, la renouée. Mais aussi sur les fruits dans les vergers, les vignes, près des poubelles, marchand de glace
  • Là où il cherche de l’eau
  • Là où il cherche du bois pour l’entretien et la construction du nid : cabanon, mobilier de jardin, tas de bois, …
  • Là où il cherche des protéines pour nourrir les larves : étant opportuniste, on le retrouve partout… restes de table, barbecue, compost, bouse de vache avec des mouches et bien sur, devant les ruches.
  • Pas de crainte d’observer un frelon lorsqu’il est seul, il n’est pas agressif, vous pouvez prendre une photo à l’aise. C’est moins hargneux qu’une guêpe. 

Où le signaler ?

Vous pouvez agir en tant que citoyen. Il est important de le signaler afin d’enregistrer sa présence et trouver le nid pour l’empêcher de progresser. Le mieux est de faire une photo du frelon ou du nid. Mais ne vous approchez pas de ce dernier !

Les nids doivent être neutralisés par un désinsectiseur agréé, n’intervenez pas vous-même !

Vous pouvez encoder vos observations ici 

Nouveau : https://www.fixmystreetwallonie.be/accueil

Conduite à tenir :

  • La destruction des nids posant problème est indispensable !
  • Signalement avec photo
  • Prévenir le Service Environnement
  • Prévenir l’apiculteur/apicultrice le plus proche

Au printemps, de mars à fin mai, les reines fondatrices sortent de l'hivernage pour créer un nouveau nid. 

C'est le moment idéal pour agir : chaque reine capturée, c'est potentiellement un nid en moins cet été !

Utilisation du Piège « sélectif »: 

Ajouter un absorbant au fond du bocal : évite la noyade (éponge, sciure, copeaux) 

Verser le mélange “maison”. A changer toutes les semaines ou plus s’il fait chaud. 

Positionner le pot à l’horizontale : évite la pluie et permet la sortie des autres insectes. Ou l’accrocher à une branche en position oblique. 

Lieux : tout endroit attractif comme buisson fleuri,...

Déplacer l’appât en fonction des floraisons. Hauteur : environ à 1,2m -1,5 m.

Attractif « maison » : 

Les reines, à la sortie d’hibernation, recherchent à reprendre des forces et se nourrissent de sucre. 

Plusieurs possibilités ont été testées par les apiculteurs, la plus courante est :

  • 1/3 vin blanc
  • 1/3 bière
  • 1/3 sirop de grenadine, fruits rouges, cassis...

Surveillance : 

Vérifier le piège régulièrement ! 

Libérer les insectes non-ciblés, comme le frelon européen. En cas de doute : faites une photo de l’insecte pour l’identifier.

Si frelon asiatique piégé : on peut l’y laisser pour en attirer d’autres. 

Pour le supprimer : lorsque le piège est rempli, Placer le 48H au congélateur.

 Si le frelon n’est pas seul : placer le piège 20min au frigo. Retirer les autres insectes et relâcher.

  • Noter vos relevés sur une fiche pour collecter les résultats de capture. Aucune capture ? Renouveler plus souvent l’attractif ou déplacer le piège. 

Contacter le service environnement pour faire part de vos observations afin de permettre de cartographier les présences de frelons sur le territoire. 

Source : Caroline Salmon

Attention : tous les pièges ne se valent pas !

Les pièges à noyade non sélectifs tuent massivement d'autres insectes utiles, parfois protégés. En Wallonie, seuls les pièges sélectifs et testés scientifiquement sont recommandés. 

Devenez gardien de quartier !

La Ville de Waremme lance un appel aux citoyens volontaires pour constituer un réseau de « gardiens de quartier ou de village ». Leur rôle ?

  • Surveiller et entretenir un piège sélectif dans votre quartier au printemps
  • Signaler l'apparition de nids de frelons asiatiques
  • Rester en contact avec le service Environnement de la commune

Ensemble, plus de points d'observation = une détection plus rapide = moins de frelons cet été.

Comment participer ?

Vous souhaitez vous engager ? 

Contactez le service Environnement de la Ville de Waremme !